| Histoire de la Maison Saint-Joseph |
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En 1872, Madame Louise Gabory, devenue veuve, ouvre sa maison aux indigents, aux vieillards, aux infirmes, aux orphelines pauvres. Avec quelques personnes venues l’aider, elle fonde en 1875 une petite communauté religieuse.
Des donateurs de Chaudron-en-Mauges mettent à leur disposition en 1877 et 1878 une ferme, des bâtiments et des terrains, lesquels constituent aujourd’hui l’ensemble des surfaces bâties ainsi que les jardins. Le premier bâtiment Sainte Anne est alors construit. La communauté rejoint l’ordre des Dominicaines, qui resteront présentes et actives jusqu’en 1999. L’esprit de l’œuvre est résumé par la fondatrice dans ses écrits :
Mère Catherine de Jésus ![]()
De nombreuses modifications architecturales et structurelles ont suivi :
En 1924, on dénombrait, depuis l’origine de l’hospice, le passage en ses murs de 1100 vieillards et malades, 30 orphelines, 188 soldats blessés et 38 réfugiés. En effet, des soldats blessés ont été accueillis au cours de la guerre 1914-1918. L’hospice a également hébergé des réfugiés lors de cette guerre ainsi que lors du conflit de 1939-1945. L’œuvre de bienfaisance a pris la forme d’une Association à but non lucratif en 1936, afin de continuer à assurer la gestion de cet établissement en plein développement.
Avec l’évolution des réglementations sanitaires et sociales, l’hospice initial a évolué en trois cœurs de métiers :
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Tout nouvel entrant devait être confié à une religieuse qui l’accueillerait et le soignerait comme ses propres père et mère. Elle écrivait notamment : "Aimez ces pauvres vieillards, donnez leur le plus de douceur possible. Assaisonnez vos actes de bonté et d’amabilité dans les services que vous leur rendez, il faut qu’ils s’aperçoivent que vous les aimez. Et si plusieurs sont privés des affections de leur famille, c’est à vous de les en dédommager."
